Fret aérien : Ce que les transporteurs ne vous disent pas

fret aérien
Sommaire

Saviez-vous que le fret aérien représente moins de 1% du volume total des marchandises échangées dans le monde, mais près de 35% de leur valeur ? Chaque jour, ce sont plus de 140 000 tonnes de biens, soit l’équivalent de 6 400 milliards de dollars par an, qui voyagent par les airs aux quatre coins du globe.

Véritable moteur du commerce international, le transport aérien de marchandises offre en effet des avantages uniques en termes de rapidité, de fiabilité et de sécurité. Idéal pour les produits à forte valeur ajoutée, et les commandes urgentes, il permet de connecter les entreprises et les consommateurs en un temps record, abolissant les distances et les frontières.

Pourtant, derrière ces prouesses logistiques se cachent des enjeux et des défis méconnus. De la complexité des opérations au sol à l’impact environnemental, en passant par les aléas géopolitiques et sanitaires, le fret aérien doit sans cesse s’adapter et se réinventer pour rester compétitif.

Alors, quels sont les rouages de cette industrie stratégique ? Comment fonctionne concrètement le transport de marchandises par avion ? Quels en sont les principaux acteurs, les tendances et les perspectives ? Nous vous invitons à embarquer pour un voyage au cœur du fret aérien et de ses coulisses insoupçonnées.

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Partie 1 : Comprendre le fonctionnement
du fret aérien

Les différents acteurs de la chaîne logistique aérienne

Chargeurs, agents de fret, compagnies aériennes

Dans le fret aérien, on retrouve une multitude d’acteurs aux rôles bien définis. Nous avons tout d’abord les chargeurs, qui sont des entreprises cherchant à expédier des marchandises à l’international. Il s’agit donc du client de la prestation (importateur, fournisseur, grossiste, etc.).

acteurs fret aérien

Ces clients font alors appel aux services d’agents de fret. Ces intermédiaires se chargent de réserver l’espace cargo auprès des compagnies aériennes, d’organiser l’acheminement des colis jusqu’à l’aéroport et d’accomplir les formalités douanières. Ils peuvent également proposer des prestations complémentaires comme l’emballage, l’assurance ou le suivi des expéditions.

Enfin, les compagnies aériennes assurent le transport : soit dans les soutes de leurs avions passagers, soit à bord d’avions cargo. Elles exploitent alors un réseau de lignes régulières pour acheminer le fret vers sa destination finale, en toute sécurité et dans les meilleurs délais.

Rôles et responsabilités de chacun

Dans cette logistique bien huilée, chacun joue un rôle bien précis. Le chargeur est responsable de la préparation et de l’emballage des marchandises selon les normes en vigueur. Il doit fournir des informations précises sur la nature, la valeur et la destination des colis.

L’agent de fret, mandaté par le chargeur, devient son unique interlocuteur. Tel un chef de projet, il coordonne toutes les étapes du transport, sélectionne les prestataires et veille au respect des délais et du budget. Sa connaissance des procédures douanières et des réglementations est un atout précieux.

agent fret aérien

Quant aux compagnies aériennes, elles ont la lourde tâche d’acheminer les marchandises en toute sécurité, en respectant les contraintes de temps et de qualité. Elles doivent veiller au bon arrimage des colis, au contrôle des conditions de température et de pression, ainsi qu’à la traçabilité des expéditions tout au long du voyage.

Les types d'avions utilisés pour le fret

Avions cargos dédiés vs soutes d'avions passagers

Quand on évoque le fret aérien, on pense souvent aux avions cargo. Avec leur immense porte frontale et leur fuselage entièrement dédié aux marchandises, ils incarnent parfaitement le transport aérien de fret.

avion cargo vs avion commercial fret aérien

Pourtant, près de la moitié des volumes transitent dans les soutes des avions de ligne classiques. Un espace situé sous le plancher passagers, qui permet aux compagnies d’optimiser le remplissage de leurs appareils et de rentabiliser leurs liaisons.

Si les avions tout cargo offrent davantage de capacité, de flexibilité et de sécurité pour les chargements spéciaux, les soutes des avions passagers présentent l’avantage de desservir un réseau plus vaste, avec des fréquences plus élevées.

Caractéristiques et capacités selon les modèles

Des petits avions régionaux aux gros porteurs long-courriers, la gamme des appareils utilisés pour le fret aérien est vaste. Leur capacité d’emport, exprimée en tonnes, varie selon la taille et la configuration de l’appareil.

Un Boeing 747-400F tout cargo peut ainsi transporter jusqu’à 124 tonnes de fret, soit l’équivalent de cinq semi-remorques routières. À l’autre bout du spectre, un petit ATR-72F régional plafonne à 8 tonnes, mais permet de desservir des aéroports exigus.

Entre les deux, on trouve toute une palette d’avions moyen et long-courriers, comme les Boeing 767F et 777F ou les Airbus A330F, capables d’emporter de 50 à 100 tonnes sur des distances de plusieurs milliers de kilomètres. De quoi répondre à tous les besoins, du fret express au transport de charges lourdes et volumineuses.

Focus sur les avions spécialisés pour le fret hors gabarit

Mais le fret aérien, ce n’est pas seulement des palettes standardisées. C’est aussi du matériel hors normes, des pièces industrielles uniques, des œuvres d’art fragiles ou des animaux vivants.

Pour ces chargements très spéciaux, il existe des avions dédiés. Les célèbres Antonov An-124 et An-225 ukrainiens, capables de transporter respectivement 150 et 250 tonnes, sont les champions toutes catégories.

avion an 225 fret aérien
fret aérien hors gabarit airbus beluga

Citons également le Beluga d’Airbus, cet avion au fuselage gonflé spécialement conçu pour certaines marchandises volumineuses comme des tronçons d’Airbus A320 et de satellites. Ou encore les Boeing Dreamlifter, qui acheminent les pièces du Boeing 787 à travers le monde.

Autant d’avions extraordinaires, taillés sur mesure pour répondre aux défis les plus fous du fret aérien. Preuve que dans ce secteur, il n’y a pas de limite à l’imagination et à l’adaptation !

Les itinéraires et plateformes stratégiques

Principaux aéroports de fret dans le monde

Le fret aérien est rythmé par quelques grands hubs incontournables. En tête de liste, l’aéroport de Hong Kong, véritable poumon du commerce asiatique, qui traite plus de 5 millions de tonnes de fret chaque année.

Son dauphin Memphis, siège du géant américain FedEx, est la plaque tournante du fret express outre-Atlantique. En Europe, Francfort, Paris-Charles de Gaulle et Amsterdam-Schiphol se partagent le haut du podium, bénéficiant de leur position centrale et de leurs infrastructures performantes.

Mais la hiérarchie mondiale est bouleversée par l’émergence de nouveaux marchés. Ainsi, des aéroports comme Dubaï, Doha ou Singapour ont connu une croissance fulgurante ces dernières années, s’imposant comme des hubs incontournables entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique.

Hubs et routes aériennes les plus fréquentées

Le fret aérien, c’est avant tout une affaire de réseau et de lignes aériennes. Les grandes routes Est-Ouest, qui relient l’Asie à l’Europe et à l’Amérique du Nord, concentrent l’essentiel des volumes. Elles s’articulent autour de hubs stratégiques, qui jouent un rôle de pivot et de redistribution des flux.

Ainsi, un colis expédié de Shanghai à destination de New York transitera probablement par Anchorage en Alaska, profitant de sa position unique sur le grand cercle pacifique. De même, une marchandise en provenance de Johannesburg et à destination de Tokyo fera sans doute escale à Dubaï, carrefour naturel entre l’Afrique et l’Asie.

aéroport charles de gaulle fret aérien

En Europe, l’aéroport Paris-Charles de Gaulle est un hub majeur pour le fret aérien. Sa position centrale et ses nombreuses connexions long-courriers en font une gateway idéale entre l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie. Il est notamment le hub européen de FedEx et de La Poste, et accueille de nombreux acteurs spécialisés comme Air France-KLM Cargo, Cathay Pacific Cargo ou Emirates SkyCargo.

Ces hubs offrent des correspondances optimisées et des infrastructures dédiées au fret, comme des terminaux cargo ultramodernes, des zones logistiques et des services douaniers renforcés. Ils permettent de massifier les flux et d’offrir aux chargeurs un accès rapide et efficace aux principaux marchés mondiaux.

Carte des flux mondiaux de fret aérien

carte flux mondiaux fret aérien

Partie 2 : Bien choisir son
mode d'expédition et son tarif

Fret aérien standard vs Fret express

Quand on parle de fret aérien, il est important de distinguer deux grandes familles : le fret standard et l’express. Si les deux utilisent les mêmes avions, leurs promesses de service sont bien différentes.

Différences de délais et de services de fret

Le fret standard est bien sûr plus lent. Votre colis sera acheminé selon les plans de vol et les disponibilités des compagnies, avec des délais indicatifs de 3 à 7 jours. Parfait pour les marchandises qui ne sont pas pressées ou pour les envois volumineux.

fret aérien vs fret express

L’express, quant à lui c’est le TGV du fret aérien. Vos marchandises seront traitées en priorité, avec des délais garantis de 24 à 72 heures partout dans le monde. La solution idéale pour les colis urgents, les pièces détachées critiques ou les produits périssables. Mais cette rapidité a un prix : comptez en moyenne 50% de plus que le fret standard.

Comparatif des principaux acteurs du fret express

Quand on parle d’express, impossible de ne pas citer ces géants que sont DHL, FedEx, TNT et UPS. Avec leurs flottes d’avions dédiées et leurs réseaux mondiaux ultra connectés, ils offrent un service porte-à-porte sans détour. Mais à y regarder de plus près, chacun a ses forces et ses spécificités.

Une compagnie de fret aérien DHL, avec un avion cargo approchant pour l'atterrissage, se profile contre un ciel nuageux.

DHL, le leader mondial, excelle en Asie et en Europe. FedEx, numéro un aux États-Unis, est imbattable sur le marché nord-américain. UPS se distingue par sa fiabilité et sa qualité de service, tandis que TNT, racheté par FedEx, conserve une forte présence en Afrique.

Conseils pour choisir le bon service de fret aérien

Alors, fret standard ou express ? Tout dépend de la nature de vos marchandises, de leur valeur, de leur urgence et de votre budget. Une pièce détachée d’avion clouée au sol coûtera toujours moins cher qu’un appareil immobilisé. Un échantillon de parfum attendra plus facilement qu’un organe destiné à une transplantation.

La bonne question à se poser est : quel est le coût d’une journée de retard pour mon client ? Si la réponse dépasse le surcoût de l’express, foncez. Sinon, un envoi en fret standard fera sans doute l’affaire. N’hésitez pas à demander conseil à votre transitaire, il saura vous guider vers la solution la plus adaptée.

Et si votre besoin est récurrent, pensez à négocier des tarifs préférentiels avec votre expressiste. La plupart proposent des programmes de fidélité et des contrats sur mesure pour les gros volumes. De quoi allier vitesse et économies, le combo gagnant du fret aérien.

Comprendre la tarification du fret aérien

Décrypter un tarif aérien, c’est un peu comme lire une notice d’utilisation en chinois. Pourtant, en maîtrisant quelques notions de base, on peut rapidement s’y retrouver.

Calcul du poids taxable et du poids volumétrique

Dans le fret aérien, on ne facture pas au poids réel, mais au poids taxable, c’est-à-dire le poids le plus élevé entre le poids brut et le poids volumétrique. Ce dernier permet ainsi de tenir compte de la densité des marchandises et de l’espace qu’elles occupent dans l’avion.

poids volumétrique fret aérien

Pour le calculer, c’est très simple. On multiplie la longueur, la largeur et la hauteur du colis en centimètres, puis on divise le résultat par 6000. Par exemple, un carton de 100 x 50 x 50 cm aura un poids volumétrique de 41,7 kg, même s’il ne pèse que 20 kg sur la balance. C’est ce poids volumétrique qui sera facturé, car il est supérieur au poids réel.

Grille tarifaire par tranche de poids

Une fois le poids taxable déterminé, il suffit de se reporter à la grille tarifaire de la compagnie ou de l’expressiste. Celle-ci est divisée en tranches de poids, avec un prix au kilo dégressif.

Par exemple, un envoi de 50 kg sera facturé au tarif de la tranche 45-50 kg, disons 10 € / kg. Mais attention, les 5 premiers kilos seront toujours facturés au prix fort de la tranche 0-5 kg, soit 50 € / kg. C’est le principe des « minimums de perception », qui garantissent une recette minimale aux compagnies.

grille tarifaire poids fret aérien

Pour optimiser ses coûts, il faut donc bien calculer le poids total de l’expédition et regrouper ses colis autant que possible. Un envoi de 3 colis de 20 kg chacun sera ainsi moins cher que 3 envois distincts, car il bénéficiera d’un meilleur prix au kilo sur la tranche 45-100 kg.

Étude de cas sur l'optimisation des coûts aériens

Pour illustrer ces principes, rien ne vaut une bonne étude de cas. Prenons l’exemple d’une PME qui doit expédier 500 kg de pièces détachées de Paris à New York pour un salon professionnel.

En passant par un expressiste comme DHL, elle obtiendrait un tarif de 8 € / kg, soit un total de 4 000 €. Mais en regroupant ses colis et en passant par un agent de fret comme Sino Sourcing, elle peut obtenir un tarif de 3 € / kg sur la tranche 500-1000 kg, soit un total de 1 500 € et une économie de 60% !

Bien sûr, le délai sera un peu plus long et il faudra gérer le dédouanement et la livraison finale. Mais en s’y prenant à l’avance et en choisissant bien son partenaire, c’est un pari gagnant. La clé, c’est d’avoir une vision globale de ses coûts et de ses besoins, pour trouver le juste équilibre entre rapidité, fiabilité et économies.

Les surcoûts et frais annexes à anticiper

frais annexes fret aérien

Frais de sûreté, de carburant et de manutention

Un tarif aérien, c’est un peu comme un iceberg : on ne voit que la partie émergée. Car en plus du prix au kilo, il faut s’attendre à une ribambelle de frais annexes qui peuvent vite faire grimper la facture.

Les plus connus sont les surcharges carburant et sécurité, qui permettent aux compagnies de répercuter les variations du prix du pétrole et les coûts liés aux mesures de sûreté. Elles représentent en moyenne 15 à 20% du tarif de base, mais peuvent fluctuer fortement selon la conjoncture.

Viennent ensuite les frais de manutention, facturés pour chaque opération de chargement, déchargement et entreposage des marchandises. Ils varient selon les aéroports et les prestataires, avec une moyenne de 0,10 à 0,20 € / kg.

Et ce n’est pas fini ! Il faut aussi prévoir les frais de dossier, de traçabilité, d’étiquetage, de douane, de livraison finale… Autant de petites lignes qui s’additionnent et peuvent représenter jusqu’à 50% du coût total de l’expédition.

Assurances et garanties complémentaires

Face à ces aléas, il peut être tentant de souscrire à des assurances complémentaires pour couvrir tous les risques. Perte, vol, dommage, retard… Les options sont nombreuses, mais pas toujours indispensables.

Avant de signer, vérifiez bien les garanties incluses dans votre contrat de transport. La plupart des compagnies et des expressistes offrent une assurance de base, avec une indemnisation forfaitaire en cas de sinistre (environ 20 € / kg). Si la valeur de vos marchandises est supérieure, vous pouvez souscrire une assurance ad valorem, qui vous indemnisera à hauteur de la valeur déclarée.

Mais attention, ces assurances ne couvrent pas tous les aléas. Les dommages dus à un emballage défectueux, les retards liés aux formalités douanières ou les pertes financières indirectes sont souvent exclus. Lisez bien les petites lignes et n’hésitez pas à demander conseil à votre assureur ou à votre transitaire.

Tableau des principaux frais additionnels

Pour y voir plus clair, rien ne vaut un bon tableau récapitulatif. Voici les principaux frais additionnels que vous pouvez rencontrer, avec une estimation de leur coût moyen :

Frais additionnel Estimation du coût
Surcharge carburant 0,50 à 1 € / kg
Surcharge sécurité 0,15 à 0,30 € / kg
Frais de manutention 0,10 à 0,20 € / kg
Frais de dossier 30 à 50 € par expédition
Frais de traçabilité 10 à 20 € par expédition
Frais d'étiquetage 0,05 à 0,10 € par colis
Frais de douane Variable selon les pays et les produits
Frais de livraison finale 50 à 100 € par expédition

Négocier le fret aérien au meilleur prix

négociation fret aérien

Techniques et leviers de négociation

Si les tarifs publics des transporteurs peuvent sembler figés, vous avez en réalité une grande marge de négociation. La clé ? Bien connaître ses volumes et ses besoins, et savoir faire jouer la concurrence.

Tout d’abord, regroupez vos envois pour atteindre des paliers tarifaires plus avantageux. Un transitaire pourra toujours vous aider à massifier vos flux. Ensuite, mettez en concurrence plusieurs transporteurs en demandant des devis détaillés. Leurs offres de départ ne seront que des positions de négociation.

Faites aussi valoir votre potentiel de développement futur et votre fidélité à long terme. Les compagnies seront plus enclines à vous accorder des remises si elles vous considèrent comme un client stratégique. N’ayez pas peur de faire monter les enchères !

Intérêt des contrats et tarifs spot

Pour sécuriser vos tarifs dans la durée, vous pouvez envisager de signer un contrat annuel ou pluriannuel avec le ou les transporteurs retenus. En contrepartie d’un engagement de volumes et de revenus, ceux-ci vous accorderont des prix fermes très compétitifs.

Mais gare à ne pas vous enfermer ! Conservez une partie que vous pourrez réserver au meilleur tarif spot du moment. Ces tarifs très volatils, négociés au jour le jour, permettent de profiter des creux de demande ponctuels.

Un bon mix de contrats et de spots vous assurera souplesse et compétitivité tarifaire. L’idéal est de disposer d’au moins deux à trois transporteurs sous contrat, en veillant à bien répartir vos volumes.

Partie 3 : Réussir ses expéditions
aériennes de A à Z

Bien préparer et emballer ses marchandises

Règles de conditionnement et d'étiquetage

Expédier par avion n’est pas de tout repos. Vos marchandises vont subir des conditions extrêmes : chocs, vibrations, écarts de température et de pression… Pour qu’elles arrivent à bon port, un conditionnement aux petits oignons s’impose.

emballage marchandise fret aérien

Première règle : choisir un emballage adapté à la nature et à la fragilité de vos produits. Cartons renforcés, caisses en bois, conteneurs isothermes… Les options ne manquent pas. L’essentiel est d’assurer une protection optimale contre les aléas du transport.

Pensez aussi à bien caler et immobiliser vos marchandises dans leur emballage. Rien ne doit bouger ! Utilisez des matériaux de calage comme les chips de polystyrène, les coussins d’air ou le papier bulle. Et n’hésitez pas à sangler ou filmer vos colis pour plus de sûreté.

Côté étiquetage, la règle d’or est la lisibilité. Vos étiquettes doivent être claires, indélébiles et bien visibles sur chaque colis. Indiquez toujours les mentions « Fragile » ou « Ce côté vers le haut » si nécessaire. Et apposez les étiquettes réglementaires pour les marchandises dangereuses ou périssables.

Emballages adaptés selon la nature des produits

Chaque produit a ses exigences. Un carton ondulé suffira pour des vêtements, mais des pièces mécaniques nécessiteront une caisse en bois. Des denrées périssables réclameront un emballage isotherme avec pains de glace. Et des matières dangereuses devront suivre les instructions de l’IATA.

Pour vous guider, voici quelques recommandations selon le type de marchandises :

Type de produit Emballage
Produits high-tech Boîtes renforcées avec calages en mousse et sachets antistatiques
Œuvres d'art Caisses sur mesure avec suspension et amortisseurs de chocs
Produits pharmaceutiques Conteneurs isothermes qualifiés et contrôle de température
Échantillons liquides Flacons hermétiques avec suremballage étanche et absorbant
Pièces détachées Cartons renforcés avec protection anticorrosion et sachets déshydratants

Transport aérien - Checklist pour un emballage réussi

  • Choisir un emballage résistant et adapté au produit
  • Caler et immobiliser les marchandises
  • Apposer des étiquettes claires et indélébiles
  • Indiquer les mentions de manutention spéciales
  • Respecter les règles pour les produits spécifiques
  • Faire appel à un professionnel en cas de doute

Établir les documents de transport requis

documents fret aérien

Lettre de transport aérien (LTA)

La lettre de transport aérien, plus connue sous son acronyme anglais AWB (Air Waybill), est LE document indispensable à toute expédition aérienne. C’est un peu le passeport de votre marchandise, qui l’accompagnera tout au long de son voyage.

Émise par le transporteur ou son agent, la LTA fait office de preuve de contrat de transport, de reçu de prise en charge et de bordereau de livraison. Elle contient toutes les informations clés : expéditeur, destinataire, aéroports de départ et d’arrivée, description des marchandises, poids, dimensions, tarif appliqué …

Facture commerciale et liste de colisage

Pour dédouaner vos marchandises à l’export comme à l’import, deux autres documents sont essentiels : la facture commerciale et la liste de colisage (ou packing list).

La facture détaille la nature, la quantité, la valeur et l’origine des marchandises. Elle sert de base au calcul des droits et taxes. Soignez sa présentation et sa traduction en anglais pour faciliter le travail des douanes.

La liste de colisage, elle, détaille le contenu de chaque colis : poids, dimensions, nombre d’articles… Elle permet aux douaniers de vérifier la conformité de l’envoi sans avoir à ouvrir tous les colis.

Certificats et autorisations spécifiques

Selon la nature de vos produits et leur destination, des documents complémentaires peuvent être exigés :

  • Certificat d’origine pour bénéficier d’un régime préférentiel
  • Licence d’exportation pour les biens à double usage civil et militaire
  • Certificat phytosanitaire pour les végétaux et produits végétaux
  • Certificat vétérinaire pour les animaux et produits animaux
  • Certificat de conformité aux normes techniques du pays importateur
  • Autorisation préalable pour les marchandises dangereuses ou les espèces protégées

Respecter les formalités douanières

douane fret aérien

Déclaration en douane export/import

Expédier à l’international, c’est aussi se frotter aux formalités douanières. Chaque envoi doit faire l’objet d’une déclaration en douane, à l’export comme à l’import, pour permettre le contrôle et la taxation éventuelle des marchandises.

À l’export, c’est à vous de préparer la déclaration et de la transmettre au service des douanes avant le départ de l’avion. Vous devrez y indiquer la nature, la valeur, la quantité et la destination des marchandises, ainsi que leur classement tarifaire.

À l’import, c’est le destinataire qui doit accomplir les formalités et s’acquitter des droits et taxes avant de pouvoir prendre livraison. Mais attention, en cas de vente DDP (Delivered Duty Paid), c’est à vous de vous en charger.

Dans tous les cas, anticipez bien ces démarches administratives qui peuvent prendre du temps. Et n’hésitez pas à faire appel à un commissionnaire en douane qui saura vous guider dans ce labyrinthe réglementaire.

Droits de douane et TVA applicables

Le montant des droits de douane et de la TVA à l’importation dépend du classement tarifaire de vos marchandises et de leur valeur. Chaque produit est identifié par un code douanier international (SH) qui détermine le taux applicable.

Ces taux varient selon les accords commerciaux en vigueur entre le pays expéditeur et le pays destinataire. Certains accords préférentiels peuvent prévoir des exemptions ou des réductions de droits, sous réserve de fournir un certificat d’origine.

Pour connaître les taux applicables à vos produits, consultez le service des douanes ou votre transitaire. Et intégrez bien ces coûts dans votre prix de vente pour éviter les mauvaises surprises !

Vous pouvez aussi bénéficier de régimes douaniers suspensifs si vos marchandises ne font que transiter par un pays avant d’être réexportées. C’est le cas des entrepôts sous douane ou du transit international. De quoi alléger la facture douanière !

Suivre et réceptionner son expédition

Outils de tracking et traçabilité

Une fois votre expédition embarquée, pas question de la perdre de vue ! Heureusement, la plupart des transporteurs et transitaires proposent des outils de tracking en ligne pour suivre vos colis à la trace.

Grâce au numéro de LTA ou de commande, vous pourrez connaître en temps réel la position de vos marchandises et les étapes clés du transport : prise en charge, départ, arrivée, dédouanement, livraison… De quoi rassurer vos clients et anticiper les éventuels retards.

Certains outils plus sophistiqués permettent même de suivre les conditions de transport (température, chocs…) grâce à des capteurs embarqués. Une traçabilité de haute précision, idéale pour les produits sensibles.

Alors n’attendez plus pour demander les accès à votre transporteur. Le tracking, c’est votre meilleur allié pour garder le contrôle de vos expéditions !

Processus de dédouanement et livraison

Ça y est, votre expédition est arrivée à destination. Mais avant de crier victoire, il faut encore passer l’étape du dédouanement. Un processus plus ou moins long selon la nature des marchandises et les formalités requises.

Votre déclaration en douane est contrôlée, les droits et taxes sont calculés et payés, et si tout est en règle, vos marchandises sont enfin libérées. Elles peuvent alors être livrées au destinataire final, par les soins du transporteur ou d’un prestataire local.

Veillez à bien indiquer l’adresse de livraison finale et les horaires de réception sur vos documents. Et prévoyez un délai suffisant entre l’arrivée à l’aéroport et la livraison pour tenir compte du dédouanement.

En cas de litige ou de retard, gardez votre calme et contactez votre transporteur. La plupart ont des services clients dédiés pour vous assister et débloquer la situation.

Marche à suivre en cas de litige

  • Contactez immédiatement votre transporteur ou transitaire
  • Fournissez-leur tous les documents et informations utiles
  • Mettez en demeure le transporteur en cas de dommage ou perte
  • Faites constater les dégâts par un expert en cas d’avarie
  • Vérifiez les délais et conditions de réclamation
  • Chiffrez précisément votre préjudice commercial
  • Engagez une procédure de médiation ou de conciliation
  • En dernier recours, saisissez le tribunal compétent

Même si les litiges sont rares dans le fret aérien, mieux vaut s’y préparer. En réagissant vite et en constituant un dossier solide, vous augmenterez vos chances d’obtenir réparation.

N’hésitez pas non plus à vous rapprocher des associations professionnelles comme l’IATA ou les fédérations de transitaires. Elles pourront vous conseiller sur la marche à suivre et vous aider à faire valoir vos droits.

Questions fréquentes sur le fret aérien

Le fret aérien présente plusieurs avantages clés par rapport aux autres modes de transport. Tout d’abord, c’est le moyen le plus rapide pour acheminer des marchandises sur de longues distances, permettant des livraisons transcontinentales en seulement quelques heures.

Cette vitesse est essentielle pour les produits urgents, périssables ou à forte valeur ajoutée. De plus, le transport aérien offre une grande fiabilité, avec des horaires réguliers et peu de risques de retards.

Les procédures de sécurité strictes dans les aéroports garantissent aussi un haut niveau de sûreté, réduisant les risques de vol ou de dommage. Enfin, le fret aérien permet une excellente couverture géographique, avec la possibilité de rejoindre des destinations difficiles d’accès.

Cette flexibilité est un atout pour les entreprises opérant à l’international. Malgré un coût plus élevé, la rapidité et la fiabilité du fret aérien en font une solution de choix pour les expéditions urgentes et sensibles.

Le fret aérien est particulièrement recommandé pour le transport de marchandises à forte valeur ajoutée ou nécessitant une livraison rapide. Les produits de haute technologie, bijoux, œuvres d’art et documents confidentiels bénéficient de la vitesse et de la sécurité offertes par ce mode d’acheminement.

Les denrées périssables comme les fruits et légumes frais, produits de la mer, fleurs coupées ou vaccins sont également des candidates idéales. Leur fraîcheur est préservée grâce aux courts délais de transport aérien et aux systèmes de réfrigération.

Le fret aérien convient aussi aux articles fragiles tels que le matériel médical, les instruments de laboratoire ou les équipements électroniques sensibles. Les procédures de manutention spécifiques réduisent les risques de dommages.

Enfin, certaines marchandises dangereuses comme les matières radioactives, explosives ou les gaz comprimés peuvent être transportées par avion sous réserve du respect de réglementations strictes.

Le coût élevé représente une contrainte majeure du transport aérien. C’est généralement le mode de transport le plus onéreux, le rendant moins intéressant économiquement pour les gros volumes ou les marchandises peu valorisées. À titre d’exemple, le fret aérien peut coûter 4 à 5 fois plus cher que le transport maritime.

Il existe également des restrictions sur les types de marchandises transportables par avion, pour des raisons de sécurité. Certains produits dangereux comme les explosifs, gaz inflammables ou matières radioactives sont interdits ou soumis à réglementations strictes.

Le volume limité des avions, comparé au transport maritime, constitue une autre contrainte pour l’expédition de très grosses marchandises ou charges lourdes. Les dimensions et poids des cargaisons sont encadrés.

L’impact environnemental plus important du transport aérien, en raison des émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre, est également souligné comme une limite à prendre en compte.

Enfin, le fret aérien reste dépendant de facteurs extérieurs comme les conditions météorologiques, le trafic aérien ou les éventuels retards et annulations de vols qui peuvent perturber les opérations.

Le coût du fret aérien est principalement déterminé par deux facteurs clés : le poids de l’envoi et son volume. Le poids taxable, appelé « poids chargeable », est le plus élevé entre le poids réel (poids brut) et le poids volumétrique. Ce dernier est calculé en fonction des dimensions de la marchandise selon la formule :

Poids volumétrique kg = Longueur cm × Largeur cm × Hauteur cm / 6000

Les compagnies aériennes appliquent un tarif au poids chargeable, exprimé en $/kg. Ce tarif varie selon la distance à parcourir, avec des paliers dégressifs au-delà de certains seuils de poids (ex : 45 kg, 100 kg, 500 kg, etc.).À ce tarif de base s’ajoutent diverses surcharges obligatoires :

  • La surcharge carburant, variable, pour couvrir le coût du kérosène
  • Les frais de sûreté et de sécurisation des envois
  • Les frais de manutention aux aéroports de départ et d’arrivée
  • D’éventuels frais pour le transport de marchandises dangereuses ou nécessitant un traitement spécifique

D’autres frais facultatifs peuvent s’appliquer comme l’assurance ad valorem, les frais de dédouanement, la livraison finale à destination, etc.

Au final, le coût total du fret aérien est donc la somme du tarif au poids chargeable et de l’ensemble des surcharges applicables. Il varie fortement selon la nature, le poids, le volume et la destination de l’envoi.

À titre d’exemple, pour un colis de 150 kg et 2m3 expédié de Paris à New York, le coût pourrait avoisiner 1500€ toutes taxes comprises pour un service standard, voire plus du double en express.

Le coût du fret aérien varie fortement selon plusieurs critères. Le poids et le volume des marchandises sont les principaux facteurs de tarification. En moyenne, il faut compter entre 1,50€ et 4,50€ par kilo pour un envoi international standard.

La distance parcourue impacte également le prix au kilo, avec des tarifs dégressifs au-delà de certains seuils. La nature des produits transportés engendre aussi des surcharges spécifiques pour les marchandises dangereuses, périssables ou nécessitant un traitement particulier.

Enfin, le niveau de service choisi, standard ou express, influence grandement le coût final. À titre indicatif, pour un colis de 100 kg de Paris à New York, prévoir environ 300 à 600€ en fret standard contre 600 à 1000€ en express.

Dans l’ensemble, le fret aérien reste 4 à 5 fois plus onéreux que le transport maritime, mais permet des délais nettement plus courts, d’où son intérêt pour les envois urgents ou sensibles.

La Lettre de Transport Aérien (LTA) ou Air Waybill (AWB) est le document essentiel. C’est le contrat de transport entre l’expéditeur et la compagnie aérienne qui contient toutes les informations détaillées sur l’envoi : expéditeur, destinataire, description des marchandises, poids, itinéraire, instructions de manutention, etc. L’AWB permet aussi le suivi de la cargaison.

La facture commerciale est obligatoire. Elle définit la valeur exacte des marchandises afin de déterminer les taxes et droits de douane applicables lors du dédouanement à destination.

La liste de colisage (packing list) détaille l’inventaire complet du contenu des colis : quantités, poids, dimensions, références, etc. C’est un document clé pour le contrôle douanier.

Le certificat d’origine peut être demandé par les autorités douanières du pays importateur. Il atteste du pays de production ou de provenance des marchandises.

D’autres documents spécifiques peuvent être exigés selon la nature des produits transportés :

  • Déclaration de marchandises dangereuses pour les matières réglementées
  • Certificats sanitaires/phytosanitaires pour les produits alimentaires, animaux, végétaux
  • Licences d’exportation pour certains biens à double usage

Enfin, une déclaration en douane doit être déposée à l’arrivée pour permettre le dédouanement de la cargaison. En fournissant l’ensemble de ces documents conformes, l’expédition par fret aérien peut se dérouler sans encombre du départ à la livraison finale.

En vertu de la Convention de Montréal, la compagnie aérienne est responsable des dommages survenus pendant le transport aérien. Une indemnisation forfaitaire limitée à environ 22€/kg est automatiquement incluse dans le prix du transport. Cependant, ce montant reste faible au regard de la valeur réelle de nombreuses marchandises.

C’est pourquoi il est vivement recommandé de souscrire une assurance ad valorem complémentaire. Celle-ci couvre la valeur déclarée des biens transportés en cas de perte totale ou partielle, vol ou avaries. Le coût de cette assurance représente généralement entre 0,25% et 1% de la valeur assurée selon le niveau de risque.

Certains transitaires proposent également des assurances tous risques plus complètes, qui étendent la couverture aux dommages survenus lors des opérations de manutention au sol, du chargement/déchargement, ou pendant le transport complémentaire avant la livraison finale.

Pour les envois de très haute valeur comme les œuvres d’art, bijoux ou métaux précieux, il est possible de contracter une police d’assurance sur mesure avec des garanties renforcées et adaptées aux risques spécifiques.

En cas de sinistre, l’assurance exigera une déclaration détaillée, les pièces justificatives ainsi qu’un constat d’avarie ou de perte réalisé par un expert agréé. Une franchise pourra éventuellement être déduite de l’indemnisation.

Grâce aux systèmes d’information des compagnies aériennes et des transitaires, il est possible de tracer avec précision le cheminement des cargaisons. Un numéro d’expédition unique, généralement le numéro de la lettre de transport aérien (AWB), sert de référence pour le suivi.

Sur les sites web ou applications mobiles des transporteurs, un outil de tracking permet de visualiser l’historique des étapes franchies par l’envoi : enregistrement au départ, chargement dans l’avion, transit par les aéroports d’escale, dédouanement, livraison au destinataire final, etc. Les dates/heures de passage dans chaque lieu sont précisées.

De plus, certains opérateurs proposent des services de notification automatique par email ou SMS pour être alerté de chaque nouvelle étape franchie par la marchandise.

Pour un suivi en temps réel très détaillé, il existe aussi des solutions de géolocalisation par balise GPS qui transmettent les coordonnées exactes du colis tout au long de son acheminement.

Enfin, les grands transitaires offrent un accès à leur plateforme de gestion des transports, permettant de consulter le statut actualisé de tous les envois en cours, mais aussi l’historique complet des expéditions passées.

Grâce à ces multiples outils digitaux, il est donc possible pour les expéditeurs et destinataires de garder un contrôle total sur leurs marchandises durant le transport aérien, de l’origine jusqu’à la livraison finale.

Tout d’abord, anticiper et planifier les envois le plus en amont possible permet de bénéficier des meilleurs tarifs et disponibilités. Réserver à la dernière minute engendre souvent des surcoûts importants.

Il est essentiel de préparer minutieusement la documentation requise (lettre de transport, factures, certificats, etc.) afin d’éviter tout retard au dédouanement. Vérifier la conformité réglementaire des marchandises est primordial.

Optimiser le conditionnement et le colisage des produits permet de réduire les volumes et donc les coûts. Choisir un emballage adapté au contenu et au mode de transport aérien est également crucial pour prévenir les dommages.

Comparer systématiquement les devis de plusieurs transitaires et compagnies aériennes est recommandé pour obtenir les meilleurs tarifs. Négocier des contrats cadres en cas d’envois réguliers sur une même route.

Pour les marchandises de très haute valeur ou sensibles, souscrire une assurance ad valorem complémentaire se révèle judicieux malgré le coût additionnel, afin de couvrir les risques de perte ou d’avaries. Enfin, opter pour des solutions de suivi en temps réel permet un pilotage optimal des expéditions et d’anticiper toute difficulté.

Le fret aérien devrait connaître une croissance soutenue dans les années à venir. Avec l’essor du e-commerce et l’augmentation des échanges internationaux, la demande en transport rapide de marchandises ne cessera d’augmenter. Pour y faire face, les compagnies aériennes renforceront leurs flottes d’avions-cargos, plus adaptés que le transport en soute des avions de ligne.

Parallèlement, de nombreuses innovations technologiques sont attendues pour rendre le fret aérien toujours plus compétitif, fiable et respectueux de l’environnement. L’automatisation des process, l’utilisation de drones pour la livraison finale ou encore le développement de carburants durables permettront d’optimiser les opérations.

Cependant, le secteur devra aussi relever des défis de taille : limiter son empreinte carbone, faire face aux pénuries de main-d’œuvre, augmenter les capacités aéroportuaires… Une croissance verte et pérenne sera l’enjeu majeur pour cette industrie en pleine expansion.

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