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Comment vérifier une entreprise chinoise ?
Votre fournisseur vous envoie une licence en chinois. Vous devez retrouver la bonne entreprise, comprendre les champs utiles et relier cette identité à votre commande. Voici dans quel ordre avancer.
Sommaire · 5 sections
Obtenir le nom légal de l’entreprise #
Demandez une copie lisible de la licence d’entreprise, appelée business licence en anglais et 营业执照 en chinois. Faites aussi envoyer le nom légal et l’identifiant en texte copiable : cela évite de retaper des caractères depuis une photo.
L’identifiant unique, souvent appelé USCC ou USCI, est le code de crédit social unifié. Il identifie l’entreprise : ce n’est pas une note de fiabilité. Le règlement applicable depuis février 2026 le définit comme un identifiant national unique, conservé pendant la vie de l’organisation et porté sur sa licence. Il contient 18 caractères, des chiffres et des lettres majuscules : ce n’est pas nécessairement une suite de 18 chiffres.
Vous pouvez lancer une recherche avec le nom chinois de l’entreprise ou son identifiant. La documentation officielle prévoit aussi le numéro d’enregistrement. Il n’est donc pas indispensable de connaître le chinois pour saisir une recherche exacte.
En revanche, un nom anglais de catalogue peut correspondre à une marque ou à plusieurs entreprises. Demandez quelle entreprise enregistrée utilise ce nom. Un code au bon format ne suffit pas non plus : il faut retrouver l’entreprise correspondante et comparer les autres informations.
Obtenir la licence et les références
Demandez le document lisible, le nom chinois complet et l’identifiant en texte. Gardez le message par lequel ils vous ont été transmis.
Comparer avec le registre
Recherchez l’entreprise sur le service officiel. Comparez l’identité, l’adresse, l’activité et les informations disponibles à la date de consultation.
Relier l’entreprise à la commande
Identifiez le vendeur engagé, la personne qui signe, le destinataire du paiement et l’exportateur. Faites expliquer les différences avant de vous engager.
Rechercher l’entreprise dans GSXT #
Le registre officiel GSXT est le système national chinois de publication des informations d’entreprise. La SAMR, l’autorité de contrôle du marché, le présente comme son service officiel de consultation gratuite. Il rassemble notamment des données d’enregistrement, des rapports annuels et des informations provenant des administrations.
La gratuité ne signifie pas un accès sans formalités. La SAMR demande une inscription et une vérification d’identité pour consulter le service. Les fonctions accessibles et les contrôles du site peuvent donc vous demander davantage qu’un simple nom à saisir.
- Ouvrez le site officiel, puis suivez les formalités d’accès affichées.
- Copiez le nom chinois exact ou l’identifiant, sans traduire le nom avant la recherche.
- Ouvrez le résultat correspondant et comparez plusieurs champs avec la licence reçue. Ne vous arrêtez pas à un nom ressemblant.
- Conservez le résultat daté, avec le nom, le code, les rubriques consultées et les points restant à expliquer.
Si la recherche ne donne aucun résultat #
Un échec de chargement ne prouve pas que l’entreprise n’existe pas. Une recherche vide mérite aussi de vérifier la saisie, le nom complet et le territoire d’enregistrement.
Demandez une copie plus lisible si nécessaire, puis réessayez la recherche. Si vous faites intervenir une personne capable de consulter le registre, demandez-lui la source, la date et le résultat complet, plutôt qu’une simple réponse « entreprise vérifiée ». Une traduction ou un rapport privé peut être payant, même si le registre est gratuit.
Si vous ne pouvez toujours pas vérifier l’identité, notez que ce contrôle reste à faire avant de décider. La capture envoyée par le vendeur est une pièce à comparer ; elle ne remplace pas la comparaison avec le registre officiel.
Lire la licence de l’entreprise #
Le tableau donne des repères de lecture, pas un modèle universel de mise en page. La présentation et certains intitulés varient selon la forme de l’entreprise. À Guangzhou, par exemple, la licence peut présenter une catégorie d’activité, les activités détaillées étant à rechercher dans les informations d’entreprise.
| Champ chinois | Ce qu’il faut comparer |
|---|---|
| 名称 | Nom de l’entreprise. Comparez-le avec le nom de l’entreprise sur le devis et le contrat. |
| 统一社会信用代码 | Identifiant unique. Recopiez-le à l’identique pour retrouver la bonne entité. |
| 法定代表人 | Représentant légal. Si quelqu’un d’autre signe, faites préciser son autorisation à engager l’entreprise. |
| 住所 | Adresse enregistrée. Demandez séparément l’adresse du lieu de production si vous cherchez une usine. |
| 成立日期 | Date de création. Comparez-la avec l’ancienneté annoncée, en faisant expliquer les éventuels changements de société. |
| 注册资本 | Capital enregistré. Ce montant ne dit pas combien d’argent l’entreprise possède aujourd’hui et ne garantit pas un remboursement. |
| 经营范围 | Activités déclarées. Vérifiez si elles correspondent à la vente proposée et si des autorisations sont nécessaires. |
Ces libellés s’appuient sur la présentation des champs par le régulateur de Guangzhou ; la fonction de l’identifiant est définie par la SAMR.
Consultez également le statut actuel et les éventuelles mentions de sanction ou d’anomalie disponibles au registre. Lisez le motif et la date : une alerte doit être comprise, pas traduite automatiquement en « arnaque ». Les informations d’une administration et les déclarations annuelles de l’entreprise n’ont pas non plus la même origine.
Pourquoi certaines licences n’indiquent plus de durée d’activité
Depuis le 1er septembre 2022, les nouvelles licences, licences modifiées ou réémises de plusieurs catégories d’entreprises ne portent plus les champs de durée d’activité concernés par la réforme. Les entreprises qui possédaient déjà une licence pouvaient continuer à l’utiliser ou demander son remplacement. L’absence de ce champ n’est donc pas un défaut, et sa présence sur une ancienne licence ne suffit pas à la rejeter.
La licence ne prouve pas ce qui se passe à l’usine #
Une activité de fabrication inscrite au registre ne décrit pas l’état des machines, la capacité disponible ou les autres entreprises qui travailleront sur votre commande. De même, une adresse enregistrée peut différer de celle de l’atelier. Faites expliquer ce lien et vérifiez le lieu qui fabriquera réellement votre produit.
Exemple fictif : la société du devis est enregistrée depuis deux ans, alors que le commercial annonce quinze ans de fabrication. Il peut parler de l’expérience d’un atelier, d’une équipe ou d’une autre société. Demandez laquelle et sur quels documents cette ancienneté repose. L’écart appelle une explication vérifiable.
Identifier l’entreprise qui exportera #
La licence d’entreprise n’est pas une autorisation générale valable pour tout produit à l’export. L’ancien enregistrement des opérateurs du commerce extérieur a été supprimé le 30 décembre 2022. Cela n’a pas supprimé les formalités douanières ni les restrictions applicables à certaines marchandises.
La loi sur le commerce extérieur applicable depuis le 1er mars 2026 distingue l’exercice du commerce extérieur, les opérations effectuées pour autrui et les contrôles sur les marchandises. Elle prévoit notamment des licences ou restrictions selon les produits. Trouver les mots « import-export » dans une activité déclarée ne règle donc pas toute la vérification.
Faites préciser trois rôles dans votre dossier :
- Le vendeur prend les engagements de la commande : produit, prix, délai et conditions.
- L’exportateur est l’entreprise qui intervient comme opérateur de l’exportation en Chine. Ce peut être une autre entreprise : faites préciser son rôle.
- Le déclarant en douane accomplit les formalités, éventuellement pour le compte de l’opérateur.
La douane chinoise rappelle que les opérateurs expéditeurs ou destinataires et les entreprises de déclaration doivent remplir les obligations d’enregistrement prévues par l’article 11 de la loi douanière. Faire appel à un déclarant ne dispense pas automatiquement l’exportateur de ses propres obligations.
Demandez l’identité et les références douanières de l’exportateur prévu. Le guide officiel indique que les informations d’enregistrement sont publiées et qu’un justificatif papier peut être fourni à l’entreprise sur demande. La plateforme d’information des douanes chinoises est le canal de publication désigné dans l’annonce douanière de 2026.
Pour une marchandise soumise à autorisation, faites vérifier l’exigence et les pièces correspondantes par le professionnel chargé de l’exportation. Une réponse générale « nous exportons depuis longtemps » ne dit pas quel document est nécessaire ni quelle entreprise le possède.
Comparer les documents recueillis #
À la fin, vous devez pouvoir suivre le lien entre les documents. La licence et le registre identifient une entreprise ; l’accord indique qui vend ; les documents de paiement et d’export expliquent les autres intervenants.
Gardez le résultat daté du registre avec la licence reçue. Notez les différences expliquées et celles qui restent à éclaircir. Vérifiez aussi le rôle de la personne qui signe : peut-elle engager l’entreprise ? Les documents doivent permettre de comprendre qui vend, qui reçoit le paiement et qui exporte.
Ces vérifications portent sur les entreprises. Le produit et le lieu de fabrication demandent leurs propres contrôles.
Comparez enfin ces informations avec la facture pro forma, qui présente la vente envisagée. Si une identité ou un rôle change ensuite, reprenez le contrôle concerné avant de valider la nouvelle instruction.
Un point à éclaircir ?
Questions fréquentes
Peut-on vérifier une entreprise sans lire le chinois ?
Vous pouvez commencer en copiant son identifiant ou son nom chinois exact et utiliser une traduction pour vous orienter. Conservez les libellés et documents originaux. Faites vérifier une traduction décisive pour le contrat ou une autorisation ; un nom commercial anglais ne remplace pas l’identité inscrite au registre.
Une ancienne licence avec une durée d’activité est-elle forcément fausse ?
Non. La modification des champs de septembre 2022 n’a pas imposé de remplacer toutes les anciennes licences. Comparez les informations avec le registre actuel au lieu de conclure sur la seule présentation du document.
Le registre GSXT couvre-t-il une société de Hong Kong ?
Cette méthode concerne la Chine continentale. Une société constituée à Hong Kong relève d’un autre registre. Si elle intervient dans votre commande, vérifiez séparément son identité et son rôle : vendeur, société qui encaisse ou autre intervenant.
