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Créer sa marque en Chine : préparer sa première fabrication
Pour créer votre marque avec une fabrication en Chine, décrivez le produit, vérifiez les droits sur le nom et le modèle, puis comparez les fabricants. Acceptez un échantillon et fixez les contrôles avant de lancer la série. Faire fabriquer sous votre nom vous donne aussi des obligations de fabricant pour la vente en Europe.
Sommaire · 7 sections
Vous voulez faire fabriquer en Chine un produit que vous vendrez sous votre marque en France. Le point de départ peut être un modèle existant ou une conception nouvelle. Dans les deux cas, vous devez décider ce que le fournisseur va réaliser, ce que vous allez vérifier et ce que vous pourrez vendre.
Ce guide suit la préparation d’une fabrication. Il ne porte pas sur la création d’une société en Chine ni sur le lancement commercial auprès des consommateurs chinois.
Définissez le produit qui portera votre marque
Un produit sous marque propre est fabriqué pour être commercialisé sous votre nom. Cela peut commencer par une couleur, un logo et un emballage sur un modèle existant. Cela peut aussi demander une forme nouvelle, des pièces spécifiques ou un développement complet.
Décrivez votre point de départ avec des mots concrets : « je fournis les plans », « je souhaite adapter ce modèle » ou « j’ai un besoin, mais pas encore de conception ». La fiche OEM et ODM explique la répartition de la conception et de la fabrication. Les sigles seuls ne fixent ni les droits ni le contenu du devis.
Un catalogue ne remplace pas votre fiche produit
Demandez quelle version le fournisseur peut réellement produire : matière, dimensions, composants, finition, accessoires et emballage. Faites préciser ce qui existe déjà, ce qu’il faut modifier et ce qui demande un nouvel outil.
La fiche produit, ou cahier des charges, rassemble ces exigences. Elle doit aussi indiquer l’usage prévu, le public concerné et les règles à respecter pour la vente en France. Un échantillon de catalogue peut servir de référence visuelle ; il ne répond pas à toutes ces questions.
Gardez une version datée de cette fiche. Si vous changez une matière ou une dimension, faites mettre à jour le devis, l’échantillon et les contrôles. Vous éviterez qu’une réponse du fournisseur porte encore sur une ancienne version.
Votre marque vous donne aussi des obligations de fabricant
Au sens des règles européennes sur les produits, vous êtes considéré comme fabricant lorsque vous faites fabriquer un produit et le mettez sur le marché sous votre nom ou votre marque. Vous pouvez confier la production à une usine ; vous devez préparer les obligations correspondant à votre rôle.
Le règlement sur la sécurité générale des produits, ou GPSR, prévoit ce cas à son article 13. Il faut d’abord vérifier son champ d’application et les textes propres au produit. La notion de fabricant ne dépend donc pas seulement de la personne qui possède les machines.
Tous les produits ne portent pas le marquage CE. Il est requis seulement lorsque des textes européens le prévoient. Pour ces produits, identifiez la procédure d’évaluation et les documents exigés ; pour les autres, vérifiez les règles de sécurité et d’information qui s’appliquent.
Lorsqu’une déclaration UE de conformité est exigée, elle doit correspondre au produit que vous mettez sur le marché. Une personne habilitée la signe pour le fabricant ou son mandataire, après l’évaluation et la constitution du dossier requis. La fiche déclaration UE de conformité précise ce travail. Le GPSR ne crée pas une déclaration UE obligatoire pour chaque produit de consommation.
Préparez les validations avant d’engager les dépenses
Le nom, le produit et l’emballage avancent ensemble. Avant de payer une série imprimée, vérifiez que les fichiers correspondent à une version acceptée et que vous pouvez utiliser les éléments qu’ils contiennent.
Définir l’offre
Décrire le produit, son usage, ses caractéristiques et le marché de vente.
Vérifier les droits
Examiner le nom, le modèle et les protections utiles avant de communiquer les éléments sensibles.
Comparer les fabricants
Obtenir des réponses sur une même version, avec prix, minimums, documents et calendrier.
Valider l’échantillon
Vérifier le produit, l’impression et l’emballage réels ; noter les corrections et l’accord final.
Autoriser la série
Arrêter les fichiers, les critères de contrôle, les responsabilités et les conditions de paiement.
Contrôler avant la vente
Vérifier le lot et les documents, traiter les écarts puis préparer l’expédition et la mise en vente.
Examinez la protection du nom assez tôt
L’INPI rappelle qu’un droit de marque est territorial : un dépôt français ne produit pas automatiquement une protection en Chine. Le pays applique le principe du premier déposant, sous réserve notamment des droits antérieurs. Anticipez les protections utiles dans les pays de vente et de fabrication avant de diffuser vos éléments sensibles.
La Chine a adopté une révision de sa loi sur les marques le 26 juin 2026, applicable au 1er janvier 2027. La CNIPA indique notamment qu’elle encadre les demandes sans intention d’usage dépassant manifestement les besoins normaux d’exploitation. Cette réforme ne dispense pas de vérifier votre nom et de préparer votre protection.
Le dépôt d’une marque, les droits sur un dessin et les droits sur un moule sont des sujets différents. Faites les examiner avant de transmettre un dossier détaillé. Le China IP SME Helpdesk recommande d’adapter les contrats aux droits concernés et d’y traiter la confidentialité des informations communiquées aux tiers.
Repérez un fabricant et comparez ses réponses
Vous pouvez commencer par une plateforme professionnelle, un salon ou une recommandation. Dans chaque cas, cherchez l’entreprise qui peut fabriquer votre référence et demandez qui vend, produit et facture. Un intermédiaire peut avoir un rôle utile ; ce rôle doit être clair.
Le nom commercial, un badge ou une photo d’atelier ne suffisent pas. Demandez l’identité légale, la licence d’activité, l’adresse du site de production et les éventuelles opérations sous-traitées. Faites vérifier les informations et, si votre projet le nécessite, l’atelier lui-même.
Les questions qui rendent deux offres comparables
Avez-vous déjà fabriqué un produit proche ? Demandez quelles matières, techniques et machines ont été utilisées. Des exemples et des documents sur une référence comparable sont plus utiles qu’une liste de grands clients. Le pays où le fournisseur vend ne prouve pas la qualité de votre future commande.
Quelle est la quantité minimale ? Faites distinguer le minimum du produit, de chaque couleur ou taille, de l’impression et de l’emballage. Ce sont parfois des contraintes différentes. La fiche quantité minimale de commande aide à les comparer. Demandez les possibilités d’ajustement ; ne bâtissez pas le budget sur une réduction qui n’est pas acceptée.
Que comprend l’échantillon ? Faites préciser sa version, son prix, son délai, les corrections incluses et les éléments encore provisoires. Un prototype fait à la main peut montrer une forme sans reproduire tous les procédés de la série. Demandez ce qui changera lors de la production.
Quels documents seront disponibles ? Identifiez les informations techniques, essais et documents nécessaires au produit vendu sous votre marque. Vérifiez la référence couverte, les matériaux et la version testée. Un ensemble de rapports sur d’autres modèles ne répond pas à votre demande.
Quelles sont les conditions de paiement ? Convenez des montants, des échéances, du bénéficiaire et des justificatifs. Reliez le solde aux conditions écrites : contrôle, corrections, documents ou autre étape convenue. Aucun pourcentage d’acompte n’est présenté ici comme une règle générale.
Quel calendrier est proposé ? Distinguez développement, échantillon, éventuelles corrections, série, contrôle et départ. Faites préciser ce qui dépend de votre validation. Un délai de production ne comprend pas automatiquement le transport jusqu’à votre adresse.
Construisez le budget par postes
Demandez un devis séparant le développement, les outillages, les échantillons, les produits, le marquage et l’emballage. Ajoutez les essais, le contrôle, le transport, les formalités et les taxes qui restent à votre charge. Pour la TVA, la taxe sur la valeur ajoutée, faites distinguer la part récupérable de celle qui entre dans le coût.
Gardez aussi une réserve pour les corrections et les frais de vente. Le montant nécessaire dépendra de votre produit et de vos devis ; une moyenne d’impression par logo ne suffit pas à chiffrer un lancement.
Donnez des spécifications d’impression précises
Le fournisseur doit savoir quoi imprimer, où, comment et sur quelle matière. Réunissez ces indications dans un document associé à la bonne version du produit.
Le procédé et le support
Demandez le procédé proposé : impression, gravure, marquage à chaud, broderie ou autre technique adaptée. Faites préciser ses contraintes de taille, de détail et de tenue sur votre matière. Une finition réussie sur un échantillon de plastique ne valide pas automatiquement la même finition sur du tissu ou du métal.
Décrivez l’aspect attendu et les défauts à refuser : placement irrégulier, zone manquante, bavure, décollement ou couleur hors de la référence convenue. Prévoyez les contrôles adaptés à l’usage du produit avec le fournisseur et la personne chargée des essais.
La couleur et la position
Convenez d’une référence de couleur que l’atelier utilise, par exemple une référence Pantone adaptée au support. Précisez la matière et l’aspect de surface. Une photographie ou l’affichage d’un écran ne constitue pas, à lui seul, un échantillon physique accepté : Pantone rappelle que ses simulations numériques peuvent différer des références physiques.
Pour la position, indiquez des mesures à partir de points faciles à retrouver : bord, couture, axe ou ouverture. Donnez la largeur et la hauteur du marquage, son orientation et la tolérance acceptée, c’est-à-dire l’écart maximal prévu. « Centré comme sur la photo » laisse trop de place à l’interprétation.
Exemple : donner un placement mesurable
Voici une fiche fictive, à adapter et à faire accepter par l’atelier. La trousse est posée à plat, face avant visible et fermeture en haut. Le rectangle du dessin indique la zone prévue ; il ne représente aucun logo.
Mesurer depuis la couture, puis vérifier le centrage
Voir en grand | Point à fixer | Consigne dans cet exemple |
|---|---|
| Support et procédé | Face avant en toile beige ; sérigraphie en une couleur à valider sur cette toile. |
| Zone et orientation | Fichier de marquage de 40 mm de large sur 20 mm de haut, horizontal et lisible avec la fermeture en haut. |
| Repère vertical | Haut de la zone à 20 mm sous la couture supérieure, mesuré perpendiculairement à cette couture. |
| Repère horizontal | Centre de la zone sur l’axe situé à mi-distance des deux coutures latérales de la face avant. |
| Écart de placement accepté | Au maximum 2 mm de décalage par rapport à la position prévue, sur chacun des deux axes. Taille, couleur et tenue à contrôler séparément. |
Exemple fictif de placement, version 1. Mesures à confirmer sur l’échantillon ; elles ne constituent pas une norme d’impression.
Avec cette consigne, un haut de zone à 21 mm de la couture respecte l’écart vertical ; à 23 mm, il le dépasse. Il reste à vérifier le centrage horizontal et les autres critères. La sérigraphie consiste à faire passer l’encre à travers un écran préparé pour le motif : demandez si elle convient à votre matière et à votre dessin.
Faites inscrire la référence du fichier et celle de l’échantillon accepté sur la fiche finale. Si le fournisseur propose une autre couture de départ ou un écart plus large, corrigez la fiche avant de donner votre accord.
Les fichiers et la validation
Demandez à l’atelier le format exploitable, les dimensions, les contraintes de résolution et le traitement des polices. Fournissez uniquement les fichiers et éléments que vous avez le droit d’utiliser et de transmettre. Faites numéroter les versions pour éviter qu’un ancien logo reparte en production.
Demandez un bon à tirer, l’accord sur le fichier prêt à imprimer, puis un échantillon sur le produit ou le support réel lorsque c’est nécessaire pour valider le résultat. Le fichier vérifie notamment le texte et le placement ; l’échantillon permet d’examiner la matière, la couleur et la finition obtenues.
Appliquez la même méthode à l’emballage. Faites vérifier les dimensions, le calage, les mentions nécessaires et le conditionnement. Si le produit change après cette validation, vérifiez aussi ce que cela modifie dans l’emballage avant de lancer l’impression.
Gardez la maîtrise des moules et des fichiers
Un moule sert à reproduire la forme d’une pièce. Il n’est pas nécessaire pour tous les produits. Si vous en financez un, faites distinguer sa fabrication de la production des pièces et donnez-lui une référence identifiable.
La propriété, le lieu de stockage et la possibilité de récupérer l’outil sont trois questions différentes. L’IP Helpdesk européen souligne ces difficultés dans son guide de fabrication en Asie du Sud-Est. Ce repère aide à préparer vos questions ; les clauses de votre contrat chinois doivent être adaptées au projet et au droit applicable.
| Décision à prendre | Coût ou limite à examiner |
|---|---|
| Posséder le moule et réserver son usage | Faire préciser les droits et les utilisateurs autorisés. Payer l’outillage ou y graver une référence ne règle pas ces points à lui seul. |
| Séparer fabrication, utilisation ou stockage | Chiffrer transport, entretien et coordination ; vérifier la compatibilité avec les machines et le délai de remise à disposition. |
| Pouvoir reprendre la production ailleurs | Prévoir la récupération du moule, les fichiers utiles et les droits d’utilisation. La possession physique seule peut être insuffisante. |
Trois décisions à régler avant de payer le moule. Les leviers détaillés ensuite aident à organiser leur application.
Voici six moyens à discuter selon la sensibilité et la complexité du produit. Ils complètent le contrat et les droits enregistrés ; aucun ne garantit à lui seul l’absence de copie.
1. Limitez la diffusion des informations
Identifiez qui doit recevoir chaque fichier. Pour un produit complexe, séparer certaines opérations entre plusieurs entreprises peut limiter l’accès au dossier complet. Cela ajoute aussi de la coordination, du transport et des contrôles d’assemblage. Vérifiez que cette organisation reste réaliste pour votre budget et vos compétences.
2. Examinez la confidentialité dans l’atelier
Lors d’une visite ou d’un audit autorisé, faites examiner l’accès aux fichiers, aux prototypes et aux outils. Demandez comment les informations des autres clients sont protégées et qui peut autoriser un visiteur à les voir. Une entreprise qui vous montre librement des dossiers confidentiels appelle une vérification supplémentaire de ses pratiques.
3. Étudiez le recours à un outilleur distinct
Vous pouvez faire réaliser le moule par une autre entreprise que celle qui produira les pièces. Avant de choisir cette organisation, faites confirmer sa compatibilité avec les machines. Demandez aussi qui se chargera des réglages et quels fichiers transmettre. Séparer les prestataires ne transfère pas automatiquement les droits sur les plans.
4. Prévoyez le stockage entre deux séries
Un stockage chez un tiers peut limiter la disponibilité du moule dans l’atelier. Faites chiffrer manutention, transport, entretien et assurance, puis convenez des conditions de sortie et de retour. Un outil qui rouille, se déforme ou arrive trop tard peut empêcher la prochaine production.
5. Organisez l’accès physique au moule
Un rangement fermé, un scellé ou un verrouillage adapté peut servir de contrôle matériel. Faites définir qui y accède, comment chaque utilisation est autorisée et comment un écart est signalé. Une chaîne ou un cadenas ne prouve pas qu’aucune série supplémentaire n’a été fabriquée et ne remplace pas un contrôle.
6. Rendez l’outil et ses éléments identifiables
Prévoyez une référence durable, des photos et un inventaire des pièces du moule. Un repère intégré à une pièce produite peut aider une recherche d’origine, sans constituer à lui seul une preuve suffisante contre un contrefacteur. Convenez aussi du traitement des rebuts, des excédents et des éléments portant votre marque.
Avant de payer l’outillage, obtenez les réponses sur la propriété, l’usage réservé, l’entretien, les fichiers et la récupération. Pour pouvoir changer d’usine, il faut à la fois disposer du matériel utile et avoir les droits permettant de l’utiliser.
Suivez la série avant de mettre les produits en vente
Une fois l’échantillon accepté, identifiez-le et faites confirmer qu’il sert de référence à la série. Conservez aussi la fiche finale, les fichiers d’impression et les critères de contrôle. Une photographie de validation ne remplace pas toujours l’échantillon physique.
Pendant la fabrication, demandez un suivi des étapes prévues et des alertes sur les retards ou les remplacements de matière. Faites soumettre les changements à votre accord. Des photos montrent un avancement ; elles ne démontrent pas seules la conformité du lot entier.
Avant le départ, comparez les résultats du contrôle aux modèles et quantités commandés, puis vérifiez l’emballage et les documents. Si un écart apparaît, décidez de la correction et de sa vérification avant d’autoriser l’expédition selon les conditions convenues.
Préparez enfin la fiche de vente à partir du produit réellement livré. Pour les offres à distance concernées par le GPSR, les informations visibles comprennent notamment l’identification du produit, les coordonnées requises du fabricant et les avertissements ou informations de sécurité. Vérifiez aussi les autres obligations propres à votre canal de vente et au produit.
Gardez un lien entre les commandes reçues, les lots vendus et les réclamations. Ce suivi vous permet de retrouver les clients concernés si un défaut impose une action après la mise en vente.
Un point à éclaircir ?
Questions fréquentes
Peut-on créer sa marque à partir d’un produit de catalogue ?
Oui, si vous disposez des droits nécessaires et si le fournisseur accepte la personnalisation. Définissez la version exacte, l’impression, l’emballage et les contrôles. Le catalogue ne vous donne pas automatiquement la propriété du modèle ni une exclusivité de vente.
Suis-je responsable du produit fabriqué par une usine chinoise ?
Faire fabriquer un produit et le vendre sous votre nom ou votre marque vous place dans le rôle du fabricant selon les règles applicables. Vous devez préparer les preuves de conformité correspondantes. La déclaration UE de conformité concerne les produits soumis aux textes qui l’exigent ; elle n’est pas universelle.
Faut-il protéger le nom avant d’envoyer les fichiers à l’usine ?
Examinez les droits et la protection utile avant de communiquer le nom et les éléments sensibles. Un dépôt français ne protège pas automatiquement en Chine. Le principe chinois du premier déposant justifie d’anticiper ; le choix des pays et des dépôts dépend de votre projet.
Quelle quantité minimale faut-il prévoir ?
Demandez les minimums séparément pour le produit, chaque variante, l’impression et l’emballage. Ils dépendent de l’offre réelle. Un minimum annoncé peut parfois être discuté, mais aucune quantité ni baisse n’est garantie. Comparez le montant total engagé, pas seulement le prix par pièce.
Le moule m’appartient-il si je le paie ?
Faites préciser par écrit la propriété du moule, son identification, les usages autorisés et les conditions de récupération. Une ligne « frais d’outillage » sur le devis ne règle pas tout. Vérifiez aussi les fichiers et droits nécessaires pour reprendre la fabrication chez un autre fournisseur.
