Importer d'Inde - Les défis auxquels vous ferez face

Importer d’Inde – Les 4 défis auxquels vous ferez face

 

Si vous êtes arrivés sur cette page, c’est que vous souhaitez, ou en tout cas pensez à importer des produits indiens.

Néanmoins, l’importation n’est pas de tout repos, notamment à cause des nombreuses barrières qui entravent la libre circulation des produits indiens.

L’intérêt de cet article est donc de voir avec vous  les différents défis auxquels vous ferez face si vous vous approvisionnez en Inde.

Alors ne perdons pas de temps, c’est parti !

Contexte

 

L’Inde espère tripler ses exportations pour atteindre la somme de 1 000 milliards de dollars en 2025.

Signe que le pays est sur la bonne voie, les exportations indiennes pour la période avril-juin 2021 ont atteint le niveau record de 95 milliards de dollars, soit un bond de 85 % par rapport à l’année précédente. 

Si l’on met ça en perspective de la crise sanitaire, il s’agit d’un véritable exploit, étant donné que l’Inde a lutté en 2021 contre une seconde vague de Covid-19, qui a été particulièrement meurtrière.

Cependant, bien qu’il s’agisse d’une bonne nouvelle, les acheteurs étrangers ont encore du mal à sourcer en Inde.

Ceci s’explique notamment par les nombreuses difficultés, auxquelles les fournisseurs indiens sont confrontés depuis des années, voire des décennies et qui ont un impact sur l’exportation de leurs produits, et donc leurs clients.

Or si ces problèmes ne sont pas résolues dans les années à venir, l’Inde pourrait ne jamais atteindre son plein potentiel d’exportation, ce qui pourrait à terme laisser le champ libre à ses rivaux comme la Chine, le Pakistan ou encore les pays de l’ASEAN.

 

Défi numéro 1 : Les infrastructures 

 

Les infrastructures restent le maillon faible de l’Inde.

En effet selon les données de Statista, l’Inde a obtenu un score de 68,1 en ce qui concerne la qualité de ses infrastructures.

Pour mettre cela en perspective, Singapour, qui occupe le premier rang, a obtenu un score de 95,4, tandis que la Bolivie, qui occupe le dernier rang, était à une dizaine de points de l’Inde, à 57,1. 

Les infrastructures analysées s’étendent à de nombreux secteurs tels que l’électricité, la communication, l’eau et les déchets. Mais pour vous ce sont les infrastructures de transport qui sont les plus importantes.

Or les infrastructures de transport sont sous-développés en Inde, ce qui pose de nombreux problèmes de délais aux acheteurs.

Nous allons donc voir les principales raisons de ces délais ci-dessous :

 

Des ports congestionnés 

 

Les principaux ports de l’Inde connaissent un sérieux problème de congestion.

Cela peut être dû à des volumes de marchandises élevés, mais certains problèmes, tels que la pénurie de conteneurs et d’équipements, le manque d’expertise technique et le mauvais entretien des ports sont tout autant à blâmer.

À l’extérieur de Nhava Sheva par exemple, le deuxième port le plus fréquenté d’Inde, les files de camions peuvent s’étendre sur 10 km.

Pour analyser ce phénomène, on peut alors utiliser un indicateur mesurant l’efficacité d’un port : le temps de rotation, c’est-à-dire le temps qu’il faut à un navire pour entrer, décharger, charger et quitter le port.

Selon l’étude économique 2020-2021, le temps de rotation dans les principaux ports indiens est en moyenne de 2,59 jours, contre une moyenne mondiale de 0,97 jour.

Étant donné que 95 % du commerce indien en volume est transporté par voie maritime, l’engorgement des ports constitue donc un obstacle majeur à la circulation de vos produits.  

 

Port de Mumbai

Le port de Jawaharlal Nehru à Mumbai, premier port à conteneurs d’Inde

 

Un réseau routier encombré

 

Les routes indiennes transportent également une grande partie du trafic de marchandises.

Néanmoins, le trafic routier indien est l’un des pires au monde, en raison d’une population importante et du mauvais état des routes. 

Dans le TomTom Traffic Index de 2020, qui a classé 416 villes en fonction de la congestion du trafic, quatre villes indiennes ont fait partie du top 20.

Mumbai s’est classée deuxième, Bangalore sixième, Delhi huitième et Pune seizième. Les pertes attribuées à la congestion routière en Inde sont de ce fait importantes. 

De plus, un rapport commandé par la société de location de taxis Uber en 2018, a révélé que le coût des embouteillages dans quatre villes indiennes – Delhi, Mumbai, Bangalore et Kolkata – s’élevait à 22 milliards de dollars par an.

Cela représente un coût colossal en termes de consommation de carburant, de perte de productivité, de pollution et d’accidents.

Le réseau routier indien transporte 67 % du fret, notamment en direction des différents ports du pays.

La construction de routes et d’autoroutes a été impressionnante ces dernières années, mais le trafic reste un point problématique.

 

Bouchons Autoroute Inde

Exemple de bouchons monstres à New Delhi

 

Un manque de connectivité 

 

Les exportateurs des États enclavés ou situés dans les terres au Nord sont gênés par le manque de connectivité avec les ports nationaux.

Il faut en effet 46 heures pour acheminer une cargaison d’un entrepôt de Delhi à un port, soit trois fois plus que dans d’autres pays.

Le Bihar, le Jharkhand, l’Himachal Pradesh, l’Uttarakhand, le Jammu-et-Cachemire et les États du Nord-Est souffrent d’un manque de connectivité portuaire, alors que les ports sont la porte de sortie principale du pays.

Le transport des produits agricoles – qui figurent parmi les principales exportations de l’Inde – souffre également de la mauvaise qualité des routes reliant les fermes aux routes principales.

 

Carte reseau routier Inde

Si vous vous approvisionnez dans le Nord-Est par exemple, votre transporteur sera obligé de contourner le Bangladesh et de faire un détour de 1000 km pour atteindre le port de Calcutta.

 

Kaladan-Multi-Modal-Transit-Transport-Project

L’Inde souhaite néanmoins remédier à ça en développant des infrastructures communes avec le Myanmar.

 

Un réseau ferroviaire étendu mais obsolète  

 

Les chemins de fer indiens font partie des cinq plus grands réseaux ferroviaires au monde et sont parfaitement adaptés au transport de marchandises.

Chaque jour en moyenne, 8 479 trains de marchandises transportent trois millions de tonnes de fret.

Toutefois, le réseau ferroviaire indien est entravé par des problèmes d’infrastructure tels que des équipements obsolètes, l’absence d’un système de signalisation automatisé et une pénurie de wagons.

Il en résulte des retards de chargement et un service en demi-teinte.

 

Réseau ferroviaire Inde

Le réseau ferroviaire indien permet de rejoindre n’importe quelle ville du pays, mais le manque flagrant d’entretien et d’investissement rend son utilisation longue et incertaine

 

Défi numéro 2 : Le manque de financement à l’exportation

 

Les exportateurs indiens se plaignent depuis longtemps du manque d’accès au financement commercial et au crédit à l’exportation.

Cela est particulièrement vrai pour les petites et moyennes entreprises (PME), alors qu’elles représentent près de la moitié des exportations totales de l’Inde.

Le soutien financier dont bénéficient les exportateurs indiens est bien moindre que dans d’autres pays.

En 2018, les organismes de crédit à l’exportation ont distribué 7,6 milliards de dollars de fonds en Inde, alors que ce chiffre s’élevait à 39,1 milliards de dollars pour la Chine.

En soit, ce défi concerne plus l’exportateur que vous, l’acheteur, mais il est important de le noter car il est caractéristique de l’import/export indien et aide à comprendre pourquoi certains fournisseurs ne s’embêtent pas à exporter, alors même qu’ils avaient potentiellement des produits uniques à vous offrir.

 

Manque de financement Inde

 

Un crédit difficile à obtenir

 

Les banques prêtent à un prix élevé pour se conformer aux diverses règles de sécurité financière telles que la connaissance du client (KYC), la lutte contre le blanchiment d’argent (AML) et la lutte contre le financement du terrorisme (CFT).

Elles répercutent ainsi la charge des coûts sur leurs clients, ce qui peut rendre le financement du commerce extérieur coûteux pour les petits exportateurs indiens.

Quant aux garanties, un exportateur doit fournir une garantie importante pour bénéficier d’un financement commercial, ce qui peut être extrêmement compliqué pour les PME.

En outre, les banques indiennes sont réticentes à l’idée de prêter de l’argent aux PME, étant donné qu’elles sont considérées comme un risque de crédit, ce qui crée un cercle vicieux. 

       Manque de financement export inde

Tous ces prérequis peuvent détruire les rêves d’exportation de beaucoup d’indiens

 

Des procédures complexes et un manque flagrant d’information

 

Les fournisseurs peuvent également être découragés de recourir au financement commercial pour devenir exportateur, en raison de la complexité des procédures et de la lourdeur des documents à fournir.

De plus, certains exportateurs potentiels ne font pas de demande de financement commercial tout simplement parce qu’ils ne connaissent pas les régimes et les crédits à l’exportation qui leur sont accessibles.

Il y a clairement un manque de communication du gouvernement à ce niveau là, alors que cela permettra de booster l’export indien.

 

Difficultés PME local

Bien qu’elles puissent proposer des produits uniques, une partie des PME indiennes ne s’embêtent pas à exporter à cause des nombreuses barrières financières et du manque de reconnaissance du gouvernement.

 

Défi numéro 3 : La lourdeur administrative

 

Quand on veut se lancer dans l’import/export, l’une des difficultés réside dans le fait de s’y retrouver dans les nombreux documents requis et les nombreuses lois qui régissent le commerce du pays ciblé. 

Dans le cas de l’Inde, les procédures sont réputés plus longues et plus lourdes que dans de nombreux autres pays, en partie à cause des exigences élevées en matière de documentation.

Les exportateurs indiens doivent en effet préparer un grand nombre de documents pour chaque étape du processus d’expédition, ce qui une nouvelle fois peut ralentir l’importation des produits que vous achetez.

Il s’agit des étapes de pré-réservation, de réservation, de post-réservation et de déchargement.

Ils doivent également se rappeler que différents types de marchandises nécessitent différents types de documents.

Les produits alimentaires et pharmaceutiques par exemple, nécessitent la présentation de certificats de santé et de sécurité.

Il est également important de planifier son importation à l’avance car les autorités  des ports indiens ne sont pas disponibles 24 heures sur 24 ou tous les jours de la semaine.

Et bien que le nombre de documents obligatoires requis pour l’importation de produits indien ait été réduit à trois – le connaissement, la facture commerciale et la liste de colisage – la liste des documents supplémentaires peut être longue si vous commencez à exporter certains types de produits.

En outre, tous les documents doivent être remplis de manière précise et complète. La moindre erreur de document peut entraîner des retards et des dépenses supplémentaires. 

 

Lourdeur administrative Inde

Patience et rigueur sont les maitres mots lorsque vous commercez avec l’Inde

 

Défi numéro 4 : Les barrières commerciales

 

L’ancien président américain Donald Trump a un jour qualifié l’Inde de « roi des droits de douane« .

Les taux moyens des droits d’importation en Inde sont en effet plus élevés que dans la plupart des pays développés et émergents.

Cela a suscité des protestations non seulement de la part des pays qui exportent vers l’Inde, mais aussi des exportateurs indiens qui dépendent des intrants et des matières premières importés pour leurs produits finis.

 

Barrières commerciales Inde

L’Inde a été particulièrement restrictive avec la Chine dernièrement      

 

Des droits d’importation élevés

 

Selon l’Organisation mondiale du commerce, le taux de droits d’importation appliqué par l’Inde à la nation la plus favorisée (NPF) s’élève en moyenne à 13,8 %, ce qui en fait la plus élevé de toutes les grandes économies.

Un rapport du gouvernement américain de 2019 indique que l’Inde a des droits d’importation parmi les plus élevés.

Il cite par exemple les produits agricoles, qui affichent un taux de droit moyen de 113,5 %.

Or cela oblige les exportateurs indiens à majorer leurs produits finaux, étant donné qu’ils paient un prix élevé pour les intrants importés.

Cela les rend par conséquent moins compétitifs sur le marché mondial, malgré la qualité supérieure que peuvent avoir leurs produits.

Les exportateurs indiens de textiles, par exemple, sont perdants par rapport à leurs homologues bangladais, en raison des droits d’importation élevés sur des intrants tels que les fibres synthétiques.   

       Droits de douane en Inde

Lorsque l’on importe en Inde, la facture peut vite devenir très salé !

 

Un changement constant des tarifs en vigueur

 

Outre les droits de douane élevés, les exportateurs indiens qui importent leurs intrants doivent faire face à des ajustements fréquents dans les taux et droits de douane en vigueur.

Les nouveaux taux sont généralement annoncés dans le budget qui est présenté en février de chaque année.

Le budget de 2021 a par exemple annoncé une hausse des droits sur un large choix de produits, notamment les produits agricoles, les pièces électroniques et automobiles, les tissus et les produits chimiques.

Quand aux produits les plus touchés cette année, on retrouve le textile, le ciment, l’électronique et les biens d’équipement, ce qui peut indirectement vous toucher lorsque vous essayer d’importer ce type de produits indiens.

Changement Taux Compensation Cess

En Inde, il faut régulièrement vérifier le montant des taxes qui peuvent changer du tout au tout

 

Exemple produits taxé Compensation Cess

Par ailleurs, certaine taxes comme la Compensation Cess visent des produits très précis

 

De nombreuses barrières non tarifaires

 

Elles peuvent prendre la forme d’obligations réglementaires telles que les normes et certifications de sécurité et de qualité ou encore les exigences en matière d’emballage et d’étiquetage.

Les restrictions à l’exportation de certaines marchandises constituent un autre type de barrière commerciale non tarifaire.

Il s’agit notamment de marchandises et d’articles « restreints » qui ne peuvent être exportés que par des entreprises commerciales d’État.

Pour faire le commerce de ces marchandises, les exportateurs doivent obtenir des licences spéciales et remplir certaines conditions.

Les barrières commerciales augmentent les coûts et les délais pour les exportateurs et donc les acheteurs.

Exemple de certification Inde

Exemple de certification pour exporter des produits bio indiens vers l’Europe

 

Les solutions mises en place par l’État indien

 

Ayant remarqué que sa politique commerciale n’était pas optimale, le gouvernement indien a lancé plusieurs initiatives pour résoudre ces problèmes et rattraper son retard sur la Chine.

Et bien qu’elles ne soient pas parfaites, elles ont au moins le mérite de rendre la vie plus facile pour les exportateurs et les acheteurs étrangers.

 

L’Amélioration de la connectivité

 

Ces dernières années, l’Inde a fait des progrès en matière de connectivité mais ses infrastructures maritimes nécessitent encore des travaux.

Voici ce que l’Inde a fait pour améliorer ses infrastructures de transport :  

Réduction des délais – Pour faciliter le processus d’exportation, il est essentiel de réduire le délai d’entrée et de sortie des marchandises des ports indiens, qui est actuellement de 2,59 jours. Le projet du gouvernement indien de réduire d’ici 2022-23, le temps de rotation à un ou deux jours (la moyenne mondiale), semble se confirmer.

Développement du réseau routier – L’Inde construit actuellement 30 km d’autoroutes par jour. Cela rejoint les objectifs du programme BharatMala, qui vise à construire de nouvelles routes et à développer 9 000 km de corridors économiques pour une meilleure connectivité entre les centres de fabrication et les pôles d’exportation.  

Le programme SagarMala En 2015, l’Inde a lancé le programme SagarMala dans le but de moderniser les ports existants, d’en développer de nouveaux, d’améliorer la connectivité portuaire et d’inaugurer l’industrialisation de ces ports.

L’Inde a désespérément besoin de varier ses options maritimes, en témoigne les 574 projets portuaires qui ont pour échéance 2035. 

Elle ne dispose en effet que d’un seul port de transbordement, Kochi, et dépend de Colombo, de Singapour et de Port Klang en Malaisie pour le transbordement des marchandises sortantes.

La création d’un nouveau centre de transbordement sur les îles Andaman et Nicobar est donc une bonne nouvelle.    

 

Port de Kochi

Le port de Kochi est pour le moment le seul port de transbordement de l’Inde. La majorité des exportations indiennes sont transbordées dans les ports de Colombo, de Singapour et de Malaisie.

 

Inde SagarMala e1633329149327

À terme, le projet SagarMala devrait connecter l’ensemble des côtes indiennes au reste du monde.

 

Des crédits à l’exportation plus facile à obtenir

 

Au cours des deux dernières années, le gouvernement indien a assuré aux exportateurs une réduction des primes d’assurance-crédit, une baisse des taux d’intérêts ainsi qu’un assouplissement des exigences en matière de documentation bancaire pour les petites entreprises.

Ces réformes interviennent à la suite d’une chute de 45 % du nombre de crédits à l’exportation financés par les banques du secteur public. Mais malgré cela, l’accès au crédit à l’exportation en Inde reste laborieux.

Selon nous, il est nécessaire de promouvoir activement les dispositifs d’aide financière auprès des exportateurs, cela ne peut être que bénéfique, à la fois pour le fournisseur indien et l’acheteur étranger.

L’Agricultural and Processed Food Products Export Development Authority (APEDA) suggère que les différents conseils de promotion des exportations puissent organiser des ateliers avec les fournisseurs pour les sensibiliser.

En outre, le Trade Promotion Council of India recommande aux institutions financières de prendre les mesures suivantes pour améliorer l’accès au crédit :

  • Créer un système de guichet unique afin que toutes les demandes, la documentation, les autorisations, les approbations et les divergences puissent être résolues en un seul point. Cela permettrait aux futurs exportateurs d’économiser du temps et de l’argent lors de l’obtention d’un crédit.  
  • Proposer des crédits à l’exportation adaptés aux besoins des PME.

La simplification des démarches administratives

 

En 2015, l’Inde a réduit le nombre de documents obligatoires requis pour les exportations (et les importations).

Cependant, la charge administrative reste élevée en raison de la nécessité de fournir des documents supplémentaires pour certaines produits.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dans son étude économique 2019 sur l’Inde, suggère de réduire encore le nombre de documents d’exportation.

Elle appelle également à réduire les délais de conformité documentaire et douanière.

Cette recommandation est conforme au plan du gouvernement indien, qui vise à faciliter les échanges, notamment en réduisant de 24 heures le temps de libération des marchandises pour les exportations.

Pour y arriver, l’État indien a permis plusieurs choses :

  • De libérer les expéditions avant que les droits de douane n’aient été finalisés.
  • De réduire les exigences en matière d’inspection avant l’expédition
  • De réduire les pénalités pour les infractions douanières divulguées volontairement par le commerçant  
  • De réduire le nombre de documents et permettre la présentation en version numérique 

Ce qu’il reste encore à faire

 

Réduire les droits de douane

 

De manière générale, les entreprises sont critiques par rapport à la politique commerciale de New Delhi.

En effet, la politique indienne consistant à imposer des droits de douane élevés pour protéger les industries nationales est selon eux contre-productive.

Non seulement elle rend les fabricants locaux moins compétitifs aux yeux des clients étrangers, mais elle nuit aux perspectives des exportateurs qui ont besoin d’intrants importés.

Dans sa dernière étude de la politique commerciale de l’Inde, l’Organisation mondiale du commerce a demandé que les droits de douane soient réduits et rendus plus simples.

Elle estime que les changements constants des taux créent de l’incertitude pour les commerçants et les acheteurs.

Les principaux partenaires commerciaux de l’Inde, tels que les États-Unis, ont également demandé des réductions tarifaires.

Il en va de même pour les acteurs du pays. La Confédération de l’industrie indienne (CII) recommande une évolution progressive vers des tarifs compétitifs au cours des trois prochaines années et a suggéré trois tranches tarifaires :

  • de 0 à 2,5 % pour les matières premières
  • de 2,5 à 5 % pour les produits intermédiaires
  • de 5 à 7,5 % pour les produits finis.

Certains pensent également que l’Inde devrait s’abstenir d’augmenter les droits de douane sur ses exportations.

L’argument avancé étant que cela sera avantageux ni pour l’Inde ni pour les exportateurs indiens, étant donné que les acheteurs étrangers iraient voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

 

Conclusion

 

L’idée avec cet article n’était pas de vous décourager ou de détruire votre « Indian Dream », mais plutôt de vous faire prendre conscience de la réalité du marché indien.

Commercer avec l’Inde offre certes de nombreux avantages, mais cela n’en fait pas pour autant une cour des miracles !

Comme vous avez pu le constater précédemment, les irrégularités dans le réseau de transport indien font qu’il peut être difficile d’importer d’Inde.

Ou tout du moins, il est difficile d’importer en étant sûr que les délais soient respectés à la lettre.

Outre les lacunes logistiques, c’est le fait même de trouver des exportateurs qualifiés qui peut être compliqué, étant donné que ces derniers doivent surmonter les barrières administratives et financières du pays pour vous proposer leurs produits.

De ce fait, importer des produits indiens n’est pas facile et peut vite en décourager certains.

Heureusement, le gouvernement indien a pris conscience des nombreux défis auxquels les exportateurs et les acheteurs étrangers sont confrontés.

L’Inde est réellement en train de « réémerger » grâce aux stratégies mises en place et il ne s’agit que de quelques années avant que le marché soit complètement libre d’accès et connecté.

En attendant une chose est sûre, beaucoup d’entreprises sans expérience ni connaissance préalable de l’Inde ont tenté d’importer et se sont clairement cassées les dents.

Afin d’éviter ce genre de mésaventure, il vous faut absolument connaître le sujet indien sur le bout des doigts.

Pour cela, nous ne pouvons que vous conseiller nos nombreux articles sur le pays.

Vous pouvez également rejoindre dès à présent notre programme Limitless Sourcing afin d’en apprendre davantage sur l’achat et la logistique en Asie.

Outre l’aspect théorique, notre formation vous permettra d’avoir accès à des sourceurs connaissant parfaitement le marché indien et ses barrières.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Retour haut de page