AQL
L’AQL, appelé NQA en français, est une référence de qualité utilisée pour choisir un plan de contrôle par échantillonnage. Le plan fixe combien de pièces examiner et à partir de combien de non-conformités refuser le lot. Un AQL de 2,5 ne garantit pas une livraison contenant au maximum 2,5 % de pièces défectueuses. Un lot accepté peut encore en contenir.
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Sur une demande d’inspection avant expédition, « AQL 2,5 » ne suffit pas. Il manque notamment les défauts concernés et le plan de prélèvement. Le chiffre aide à choisir une règle de décision ; il ne décrit pas à lui seul ce que contient votre commande.
AQL 2,5 ne veut pas dire 2,5 % dans la livraison
AQL signifie Acceptance Quality Limit. La version française de la norme emploie NQA, niveau de qualité acceptable. Cette référence s’apprécie dans un système de contrôle d’une série de lots, par rapport à la qualité moyenne du processus de fabrication. Elle ne fixe pas une limite garantie pour chaque lot pris séparément.
L’échantillonnage sert à prendre une décision sans examiner toutes les pièces. Il comporte donc un risque d’accepter un lot de mauvaise qualité, mais aussi de refuser un lot dont la qualité serait acceptable. « Accepté » ne signifie ni « zéro défaut », ni « forcément défectueux ».
Le lot et les pièces prélevées

Un exemple où un lot défectueux est accepté
Prenons l’exemple pédagogique du NIST : 52 unités tirées au hasard, acceptation jusqu’à 3 unités non conformes, refus à partir de 4. On suppose le lot très grand devant l’échantillon. Ce plan sert ici à comprendre le risque ; ce n’est pas une recommandation pour votre produit ni une table « AQL 2,5 ».
- 1 % d’unités non conformes dans le lot
- 99,8 %
- 6 % d’unités non conformes dans le lot
- 62 %
- 10 % d’unités non conformes dans le lot
- 22,3 %
Exemple théorique du NIST : 52 unités prélevées, acceptation jusqu’à 3 non conformes. Approximation binomiale pour un lot très grand, tirage aléatoire. Probabilités recalculées et arrondies ; source consultée le 15 septembre 2026.
À 6 % de pièces non conformes dans le lot, ce plan l’accepte encore dans environ 62 % des contrôles. Ce sont des probabilités de décision, pas le pourcentage de défauts livré. Elles changent avec le plan retenu. On ne peut donc pas transformer cette valeur en règle générale sur « les inspections AQL ».
Lire le plan, pas seulement le chiffre AQL
Pour un plan simple, cherchez la taille de l’échantillon et les nombres d’acceptation et de refus, souvent notés Ac et Re. Dans l’exemple précédent : 52 pièces, Ac = 3, Re = 4. Les plans doubles ou multiples fonctionnent autrement : un premier résultat peut conduire à prélever davantage avant de décider.
Le niveau d’inspection relie la taille du lot à celle du prélèvement. Il aide à déterminer une lettre-code. L’AQL choisi, le type de plan et le régime d’inspection permettent ensuite de trouver le plan applicable. On ne calcule pas Ac en multipliant l’AQL par le nombre de pièces prélevées.
Un niveau général comme I, II ou III ne doit pas être confondu avec le régime normal, renforcé ou réduit. Le régime suit d’autres règles, notamment l’historique des résultats. « Niveau II » et « contrôle normal » ne sont donc pas deux façons de dire la même chose.
Quelle table AQL utiliser ?
La référence internationale actuelle est ISO 2859-1:2026, troisième édition publiée en janvier 2026. La version française NF ISO 2859-1 est également datée de janvier 2026. Faites préciser la référence complète et le plan utilisés dans votre protocole ; un tableau trouvé sans édition ni consignes ne suffit pas.
La norme prévoit un système de contrôle dans la durée, avec des règles de passage entre régimes. L’édition 2026 ajoute notamment des procédures permettant de ne contrôler que certains lots sous conditions. Pour une commande isolée, demandez pourquoi le plan choisi convient au risque à maîtriser, plutôt que d’appliquer automatiquement une table destinée à un suivi régulier. Les catalogues publics ont été vérifiés ici ; les tables intégrales ne sont pas reproduites.
Définir ce qui compte comme un défaut
Avant de fixer un seuil, il faut s’entendre sur les écarts à rechercher et leur gravité. Critique, majeur et mineur sont trois classes fréquemment utilisées, à adapter au produit ; ce n’est pas l’obligation universelle de choisir exactement trois nombres.
| Écart à examiner | Classe |
|---|---|
| Risque grave pour la sécurité. Exemple : une arête coupante accessible pendant l’usage. | Critique |
| Usage fortement compromis. Exemple : une fermeture qui ne ferme pas. | Majeur |
| Écart limité sans gêne importante pour l’usage. Exemple : une petite marque d’aspect hors tolérance convenue. | Mineur |
Exemples de classement à préciser dans le cahier des charges, selon le produit et son usage. Ils ne constituent ni des seuils normatifs ni un plan de sécurité.
La classification et les critères d’acceptation se préparent ensemble. Une marque d’aspect peut être déterminante sur un objet vendu pour sa finition : l’exemple « mineur » ne dispense pas de définir votre exigence. Le protocole doit aussi prévoir le traitement des pièces non conformes effectivement repérées.
Compter les pièces ou compter les défauts ?
Une même pièce peut présenter plusieurs écarts. Compter les unités non conformes et compter les non-conformités ne donne donc pas nécessairement le même total. Le rapport doit annoncer sa méthode et les classes concernées. Dans l’exemple des 52 unités, on compte des unités non conformes : les valeurs ne se transposent pas à un autre mode de comptage.
Ce que le contrôle doit préciser avant le départ
Les conditions de travail dans l’usine relèvent d’un autre examen, comme l’audit social BSCI. Il ne remplace pas le contrôle des produits.
Un prélèvement bien dimensionné ne remplace pas la définition de ce qu’il faut vérifier. Par exemple, regarder uniquement l’aspect d’un mug ne démontre pas sa résistance à l’usage. C’est une limite du périmètre de contrôle, différente du risque statistique lié au nombre de pièces examinées.
De même, un critère n’acceptant aucune unité non conforme dans l’échantillon ne prouve pas qu’il n’en existe aucune dans le reste du lot. L’échantillonnage ne remplace pas les essais réglementaires propres au produit, comme ceux expliqués dans la fiche EN 71 pour les jouets.
À préciser dans votre demande de contrôle
Ces points permettent de lire un résultat de contrôle dans son contexte. Pour organiser cette étape dans votre achat, la page inspection avant expédition détaille son rôle dans l’accompagnement.
